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Déjà jouée plus d'une vingtaine de fois. 

 

Premier casting.

 

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DEUX ANGES EN ENFER.

(Version spectacle - 1 heure 20 environ)

De Claude COGNARD.

 

autorisation de jouer via la SACD. Claude Cognard. 

   

 

 

Personnages : 2 Femmes.

Pièce à 2 personnages - A la veille d’un weekend prolongé, Louise surgit dans le bureau d’une juge aux affaires familiales et sous la menace d’une arme à feu, la prend en otage. Elle exige qu’elle lui rende son fils Pierre dont la garde a été confiée à son ex, un argentin qu’elle décrit comme membre d’un trafic de narcotiques. Emilio serait sur le point d’embarquer sur le prochain vol pour l’Argentine, un pays dont l’enfant ne connait ni les coutumes, ni la langue. Juge intègre, Manon va résister à la pression d’une mère dont le 

seul objectif est de conserver son fils. Au fil des minutes, les deux femmes...

 

PDF GRATUIT SUR DEMANDE.  (Pour la scène optez pour la version courte).

 

ISBN-13: 978-1477629062. ISBN-10: 1477629068

 

 

 

acte I.

Bureau du juge d’instruction : Manon Mars. Deux bureaux : celui du juge et l’autre celui du greffier. Des sièges, dont un siège pivotant de bureau. Un grand miroir. Une banquette deux places ; Un placard… une seconde pièce. Une porte vers l’extérieur, une fenêtre sur la rue. Nous sommes le soir. On suppose qu’il n’y a plus beaucoup de monde dans le palais de justice.

 

Scène.

Bureau du juge Manon. Manon jolie femme, élégante. Elle porte colliers et bracelets. Elle se lime les ongles, se regarde la main dans son miroir de sac. Musique de téléphone portable. Elle fouille son sac, en sort son téléphone. Elle répond. 

 

MANON.  Claire ? Oui, je m’apprêtais à partir. mon père ? Mieux.  J’arrive ! (Elle raccroche,  hésite devant les dossiers étalés sur son bureau).  Jacques  a mélangé Meunier et Boulanger. (elle lit les noms sur les chemises). Il  a dû l’emporter chez lui.  (Elle sort et revient avec son pardessus - Elle se parle). Allez, à lundi… non, mardi, lundi est férié. (La porte s’ouvre, Louise arme au poing, entre en titubant. En perte d’équilibre, va se cogner contre le mur en face.) 

 

LOUISE. Si …si vous bougez… Je vous … (elle pointe son arme sur Manon, dans l’autre main, elle tient une bouteille de Rhum). Madame le juge… aux affaires sociales et familiales … 

MANON.  (Impassible). Nous ne faisons pas de nocturnes.  

 

LOUISE. (Elle s’installe sur le canapé). Vous ne me reconnaissez pas ?

 

MANON. Posez cette arme et je vous reconnaîtrais peut-être.

 

LOUISE. Que je pose l’arme ? Vous me prenez pour une demeurée ?

 

MANON. Une demeurée, je l’ignore, mais pour ce que vous êtes : Une menace ! (elle se dirige vers la porte). Brigadier !

 

LOUISE. (Qui la suit). Ne m’obligez pas à faire feu, sur vous et sur ce brigadier, si jamais il avait la mauvaise idée de venir à votre secours.

 

MANON.  (En se retournant). Que voulez-vous ?

 

LOUISE. Mon fils !  (Elle boit à la bouteille).  Lundi, il sera dans l’avion pour Buenos-Aires !

 

MANON.  Si la justice a décidé de vous éloigner de votre fils, elle doit avoir un motif fondé !  

 

LOUISE. Le JAF qui a pris cette décision, c’est vous !  (Elle lui verse du rhum dans les cheveux).

 

MANON.  Vous êtes folle ! (elle tente de fuir). J’ai une soirée ! Brigadier ! (elle cherche un mouchoir).

 

LOUISE.  J’exige que  vous m’attribuiez la garde de  Pierre et je refuse (en levant l’index) de payer une pension alimentaire ! 500 € par mois ?  

 

MANON.  Si l’on vous a condamné à payer 500 euros par mois à votre ex, c’est que vous en aviez les moyens.

 

LOUISE. Mon ex obtient la garde de notre fils Pierre et, je dois lui verser une pension ?  

 

MANON. De quel dossier parlez-vous ?

 

(Louise pose le canon de son arme sur la nuque de la juge).

 

LOUISE.   Je me présente, Louise Dupuis, ex-sotares, comédienne, votre « hodeur [1]» !  Pardon, votre horreur…horneur !

 

MANON. Dupuis, Sotares ou le pape, vous rentrez ici, vous exigez votre fils. Cela ne sera pas sans conséquence sur votre devenir !

 

LOUISE. Vous, vous n’avez pas d’enfant, sinon vous comprendriez !

 

MANON.  Que savez-vous de ma vie, de moi, de mes enfants ?

 

LOUISE. (Rire).  Même pas un semblant de solidarité féminine !

 

MANON. Je suis solidaire de la loi et la loi n’est solidaire que de la justice.

 

LOUISE. Et nia nia nia nia !

 

MANON.  Vous seriez donc, Louise Dupuis, la fameuse Louise Dupuis ?

 

(Louise s’approche du bureau et d’un large geste du bras, elle précipite l’ensemble des dossiers de Manon au sol). 

 

MANON.  Séquestration et agression d’un magistrat ! vingt ans de réclusion au minimum et je me battrai pour que vous ne bénéficiiez d’aucun sursis !

 

LOUISE. vous n’avez même pas une once d’humanité !

 

MANON.  Vous vous détenez le monopole de l’humanité !  

 

LOUISE. Vous avez  surtout le monopole des belles phrases !

 

MANON.  Nous, les juges, nous protégeons l’enfance face à des parents indignes, comme vous Louise Dupuis.  

 

LOUISE. Alors,  pourquoi avez-vous confié Pierre à son père ?

 

 

 


[1] Elle veut dire « votre honneur ».

 ISBN-13: 978-1477629062. ISBN-10: 1477629068.

Les enfants du divorce, où vont-ils ? que font-ils ? 

Souvent, ils ont du mal à trouver leurs places sur l'agenda de vie de leurs parents. 

Père étranger, mère intermittente du spectacle, le juge doit réaliser des choix souvent difficiles qui peuvent générer des problèmes pour l’un des parents.  

Ce texte avait été créé amicalement pour Sandrine Mansel . 

 

 

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