Bienvenue 

Les corsaires de l'Amitié

 

Pièce de Claude Cognard

 

Mise en scène de Dimi de Delphes

 

Production : Michaël Ingrassia

 

 Vidéos et photos créées grâce à Gémini IA - Les textes et les idées sont de l'auteur.

NOTE D'INTENTION DE L'AUTEUR

Jean Bart est un personnage de mon enfance. Comme Surcouf, comme ces corsaires et pirates qui peuplaient notre imaginaire dans les années soixante, à une époque où la télévision restait rare et où nous lisions beaucoup. Je me souviens d'une maquette du Jean Bart, une frégate, qui trônait quelque part dans mon univers d'enfant. Un nom, une silhouette, une légende.

Mais c'est le producteur Michaël Ingrassia qui a soufflé l'idée de cette pièce. Et c'est en me plongeant dans les recherches que j'ai découvert la véritable profondeur d'un homme dont je ne connaissais que le mythe.

Car Jean Bart est bien plus qu'un héros de manuel scolaire. C'est un homme qui franchit les lignes, toutes les lignes. Les blocus maritimes d'abord, qu'il perce avec une audace et une furtivité que l'on pourrait presque qualifier de modernes. Les classes sociales ensuite : ce Flamand d'origine modeste, ancien mousse formé auprès du grand amiral hollandais Michel de Ruyter, gravit les échelons jusqu'aux plus hautes distinctions de la marine royale. Les codes de la cour enfin : il parle mal le français, et refuse à plusieurs reprises de se présenter devant Louis XIV, lui, le roi des rois, sans que cela n'entame en rien la considération que le monarque lui porte.

C'est un marin qui sauvera la France de la famine en s'emparant d'un convoi de navires chargés de blé. C'est un homme qui perd sa première femme, Nicole Gontier, et qui rencontre Jacqueline Tugghe. Quelques mois seulement après son évasion de Plymouth, vraisemblablement en juin ou juillet 1689, il l'épouse le 13 octobre de la même année, comme si la liberté recouvrée appelait immédiatement une nouvelle vie. Un père, aussi, dont le fils suivra ses traces jusqu'aux plus hauts gradés de la marine du XVIIIᵉ siècle.

Il y a également, dans cette histoire, un lien plus personnel et inattendu. À mon retour d'Angleterre, j'ai effectué mon service militaire à Brest, à l'état-major des sous-marins nucléaires. Et je n'ai pu m'empêcher d'établir un parallèle entre les techniques d'attaque furtive de Jean Bart, ces manœuvres qui lui valurent ses conquêtes navales les plus spectaculaires, et celles qu'emploie aujourd'hui la marine sous-marine. Trois siècles séparent ces deux mondes, et pourtant quelque chose se transmet, silencieusement, sous les eaux.

Les Corsaires de l'Amitié sont nés de tout cela : d'une enfance peuplée de héros, d'une découverte tardive et passionnée, et d'une conviction que Jean Bart, cet homme du peuple devenu légende, mérite aujourd'hui de fouler les planches d'un théâtre.

Sur le plan scénographique, la production envisage de recourir à des projections d'images virtuelles pour créer les décors, frégates en mer, ports flamands, geôles de Plymouth, permettant une grande souplesse de diffusion tout en offrant au public une immersion visuelle forte. La question des costumes, quant à elle, reste à ce stade, confiée à la créativité et aux ressources de la production.

 Vidéos et photos créées grâce à Gémini IA - Les textes et les idées sont de l'auteur.
Sofia – Michaël Ingrassia association en cours de constitution loi 1905