CLAUDE COGNARD

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J'aimerais au moins une fois dans ma vie, voir le soleil que voyaient nos ancêtres.

 

N'oubliez pas les générations futures !

 

Une pièce de Claude COGNARD. (Membre de la SACD)

 

 

 

DISTRIBUTION.

Marjolaine. (Clone)

Dino/Din. (Adulte)

John.

Soline.

Dan/Daniel. (Adulte).

Sophie.

Franck.  (Clone)

 

Préambule.

 

Il y a 38 triennats, (environ 114 années) quelques milliers d’hommes piégés dans les galeries du métro parisien, ont été les seuls survivants de la catastrophe écologique mondiale de 2016. Pour des questions de sécurité, ils se sont emmurés dans les tunnels où ils survivent, niant au fil des générations, l’existence du monde de la surface, un monde tabou.

 L’histoire d’une civilisation antérieure (en l’occurrence, la nôtre), n’est connue que de quelques hauts fonctionnaires, le commun des mortels n’ayant accès qu’à l’information nécessaire à sa survie dans les galeries.

Nous sommes dans la station de métro Charles de Gaulle.   Les rails ont été retirés. Un éclairage blafard est maintenu en permanence. Les sources électriques sont secrètes.

Des stations d’épuration ont été installées à intervalles réguliers pour nettoyer l’air. Malgré les efforts d’assainissement de l’atmosphère, tout le monde porte un masque respiratoire. L’utilisation de l’eau et de l’énergie électrique est limitée.

Le gouvernement s’est installé sous la place de l’Étoile. Le régime en place est totalitaire. Selon un sondage, la population n’excéderait pas quarante-neuf mille individus. 

Seules les compétences nécessaires à la survie du groupe sont entretenues, la technologie a régressé.

 Les êtres des tunnels se nourrissent d’insectes, de racines et de viandes d’âne, animal dont ils servent aussi pour tracter des chars en bois. L’eau est polluée, malgré les moyens de désinfections mis en œuvre. Il existe un risque de famine généralisée.

 Les autorités religieuses affirment que les galeristes, (en l’occurrence les habitants des galeries du métro), viendraient de zones inconnues situées sous les tunnels», (comprenez notre centre de la terre à nous hommes du début du XXIe siècle), et qu’après la mort, l’âme des galeristes descendrait au paradis, un monde du dessous, spécialement conçu pour eux.


 Quel avenir pour notre planète ?

 

 

"Dans le ciel, le matin, ils voyaient le soleil se lever à l'Est" qui traitait de l'écologie a, semble-t-il, séduit le monde des enseignants.

"J'aimerais au moins une fois dans ma vie, voir le soleil que voyaient nos Ancêtres" reprend le thème d'un futur hypothètique...

 

C'est un défit affectueux que m'avaient posé mes nièces Marjolaine et Soline.... qui à elles deux, représentent l'inquiètude des jeunes d'aujourd'hui.

 

Quel monde leur avons-nous laissé ?

Qu'est-ce les jeunes peuvent espérer ? ... Y a-t-il encore de l'espoir ? Les générations à venir, vivront-elles ce que vivent nos "Galéristes" ? Vivront-elles cachées sous terre ? Rejetteront-elles sous des prétextes religieux les souvenirs liés à notre existence d'humains civilisés ? Verrons-nous apparaître de nouveaux humanoïdes ?

 

La question mérite d'être posée....

 

 

à voir ou à lire.

 

3 f - 4 h.


 

 

Ce qui me dérange le plus ce n'est pas de mourir, mais d'imaginer qu'un jour, l'humanité puisse disparaître.

(P. NIZAN de mémoire).