Facebook, c’est le terrain propice pour des rencontres virtuelles… la zone de toutes les potentialités amicales… On y découvre non seulement des visages de femmes ou d’hommes que nous ne croiserons jamais, mais aussi des vies entières, des drames, de la misère, du succès, des échecs… qui n’auront rien de virtuels. Nombreux sont les hommes et les femmes que vous ajoutez à vos amis, qui eux, vous impliqueront dans leur vie, vous informeront de leurs moindres faits et gestes, de leurs espoirs ou désespoirs comme si vous étiez des proches, non virtuels, mais des amis sincères et véritablement présents à leurs côtés … Vous finissez par vous sentir tellement complice de vos amis, que la notion de virtualité va commencer à se dissoudre, voire disparaître. Une fois entré dans ce système, vous aurez envie de dire, de partager, de raconter, autant que vous souhaiterez entendre, recevoir…, … nous ne sommes pas dans un espace voyeuriste, ou.... exhibitionniste comme certains pourraient le croire, à vous de faire de votre réseau social une zone de confiance et d’amitié et de mettre de l’ordre pour n’y voir que des personnes soucieuses, de paix, de partages et d’amour. Il est important de ne jamais oublier que les personnages, qui s’animent sur votre écran, ne sont pas de pures excroissances de votre propre psyché. Le monde Facebookien que nous fréquentons est si riche de ressources, de forces intellectuelles, que vous allez trouver au bout de votre clavier aussi bien des auteurs réputés que des êtres plus modestes dont la culture vous surprendra tous les jours. Vous pouvez passer d’une comédienne à un syndicaliste, d’un défenseur des droits de la femme, à un spécialiste de la justice ou du jeu d’échecs, parler à un Canadien et ensuite échanger avec un Indien. Ce qui opposent les peuples n’a plus la même résonance entre les individus, les dis-cordes internationales sont relativisés sur la toile, et vous verrez échanger paisiblement des hommes et des femmes, dont les pays n’ont jamais été capables de s’entendre. Vous pouvez être le témoin d’échanges pacifiques entre un Palestinien et un Juif, un Tibétain et un Chinois. Ici, on se bat avant tout, pour des idées, pour des causes justes, pour l’égalité et l’amour dans le monde, contre la faim et la misère, pour la femme et sa place équitable dans l’univers des hommes. Certains de vos nouveaux amis vont vous trouver admirables, d’autres trop prétentieux, vous allez susciter l’intérêt de jeunes femmes si vous êtes un homme et vice-versa, sans avoir émis le moindre désir allant dans ce sens. Vous êtes face à des icônes et vous êtes, vous-même devenu une icône, une image. Et c’est là que tout se joue, car en tant qu’image, vous devenez un être protéiforme, et vous aurez autant de personnalités que vous aurez d’amis virtuels…, … chacun vous verra à sa manière, en fonction de son passé, de son histoire.
Au fil de votre présence Facebookienne, vous allez vous rendre compte que certaines personnes ont des affinités marquées et que vous vous sentez bien, lorsque vous les sentez de l’autre côté de la connexion. La réalité transforme votre contact en amitié puis parfois en amour. Beaucoup de personnes que j’ai croisées sur Facebook sont aujourd’hui, des amis avec qui je collabore professionnellement… à Saint-Étienne, Paris, Lyon ou Marseille. Du concret, en définitive ! Mais pour la plupart, vous serez pour eux, et ils seront pour vous, à jamais, une image, un écran sur lequel vous projetterez une partie de votre inconscient… Alors, celle ou celui qui est en face devant derrière son propre écran, est-il vraiment celui que j’imagine. Mon personnage David ne se pose pas la question, il part rejoindre en Tunisie, celle dont il vient de tomber fou amoureux…
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| PREFACE DE
FACEBOOK LOVE
ROMAN.

Françoise Mariotti,

Docteur en Psychologie
et
animatrice d’une page professionnelle
de psychologue-thérapeute sur Facebook.
Une nouvelle planète d’explorations s’offre à nous, un lieu où nous pouvons choisir d’être nous-mêmes, d’emprunter des masques, de rêver, de nous livrer, de dériver, de projeter… Facebook, par l’infinité des liens qu’il permet de tisser, nous expédie à l’extérieur de nous-mêmes, au gré de multiples tentations où nous pouvons à la fois nous trouver et nous perdre.
Amie de Claude Cognard, animatrice d’une page professionnelle de psychologue-thérapeute sur Facebook, j’ai bien retrouvé dans les aventures de cet homme qui n’hésite pas à suivre une pulsion aimante comme on « like » la phrase aimée d’un ami, les mouvements du cœur qui veut échapper à toute raison, qui cherche, comme ce héros, son « complément d’âme ». Sur Internet, il nous est facile de se voir autre dans les Autres, de faire chair des idées restées en berne, de céder aux envies d’aventures rapides mais fulgurantes tant les liens se font aisément. Ici le héros si vite et si magnifiquement séduit va au bout de l’amour qu’il a plus envie de vivre dans un absolu idéal que dans le concret quelquefois routinier mais rassurant. Comme sur la toile, il virevolte d’un lieu à l’autre, d’une émotion, d’un personnage, d’une scène de cinéma, à l’autre. Dans ce jeu pas si virtuel que ça il est aisé, pour les audacieux, de tout se permettre, pour mieux se connaître. Nos limites quelquefois trop vite atteintes parce que nous n’avons pas présagé de tout –l’échappé et l’incontrôlable du virtuel- nous sautent au visage et nous permettent aussi bien le merveilleux exaltant que le tragique du réel.
Sur Facebook, nos ami-es peuvent devenir nos amours au basculement d’une phrase, au sens nouveau d’un mot que nous attendons éperdument, que nous interprétons à nos besoins. Toute la question est de se confronter à l’identité de l’Autre à travers un condensé de nos diverses projections, et dans ce voyage quelquefois trompeur, revenir vers Soi riche de nouvelles trouvailles sur la nôtre !
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